| Albert Schweitzer (1875-1965)
Fils de pasteur, Albert Schweitzer naît en 1875 à Kaysersberg. Il commence sa carrière en 1899 comme pasteur adjoint, puis deveint professeur à la faculté de théologie protestante de Strasbourg en 1901. Théologien, il se penche sur l'étude du Christ historique. Musicologue, il concentre son intérêt sur Jean Sébastien Bach qu'il interprète aussi remarquablement à l'orgue. A 30 ans, il commence des études de médecine et annonce son intention d'exercer sa profession en Afrique. En 1913, il se rend à Lambarané (Gabon) où il crée un hôpital pour lépreux et travaille comme médecin des missions. Albert Schweitzer reste fidèle à son apostolat lorsque sa femme, qui ne supporte plus le climat de la fôret vierge, va vivre en Fôret Noire. Il la rejoindra au cours de ses voyages en Europe où il donne régulièrement des concerts d'orgue au profit de son hôpital africain. Son objectif n'est pas d'exporter la mentalité et la religion européenne en Afrique (ce qu'on lui reproche parfois). A l'ère de la colonisation où certains Etats européens assurent la responsabilité gouvernementale de leurs colonies, il désire apporter son assistance. Maintenant que les jeunes Etats africains ont saisi eux-même les rênes de leur pays, son oeuvre continue à subsister à Lambaréné où il mourut en 1965 et où il est inhumé. Les idées philosophiques d'Albert Schweitzer sont consignées dans son livre Ma vie et ma Pensée (1931) et dans sa philosphie de la culture (1923 à 1924). Ses conceptions et sa mentalité étaient dominées par un profond respect de la vie, qui s'exprime aussi dans son oeuvre. Le Prix Nobel de la Paix lui fut attribué en 1952. |
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