|
|
 |
| Les hôtels 3 étoiles près de Le Conseil de l'Europe |
 |
|
|
 |
| Les hôtels 2 étoiles près de Le Conseil de l'Europe |
 |
|
|
|
Le Conseil de l'Europe
|
 |
 |
C'est au lendemain de la seconde guerre mondiale, en 1949, que l'idée d'une réconciliation européenne aboutit à la création du Conseil de l'Europe.
Strasbourg est alors choisie comme siège de cette institution qui réunit toutes les démocraties du Vieux Continent.
Aujourd'hui le Conseil de l'Europe, organisation intergouvernementale politique, regroupe 46 démocraties dont: Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Chypre, République Tchèque, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Moldova, Monaco, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Serbie et Monténégro, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, « l’ex-République yougoslave de Macédoine », Turquie, Ukraine.
"L'idée européenne", une histoire ancienne"
L'idée d'une Europe unie et d'un organisme représentatif de l'Europe dans son ensemble, ayant qualité pour parler, et peut-être agir, en son nom, remonte au XIXe siècle, sinon même à une époque plus éloignée. Ce n'est toutefois qu'au XXe siècle qu'elle prit une forme concrète, et encore, seulement après que la Première Guerre mondiale en eut démontré la nécessité. D'une manière générale, les protagonistes de ce que l'on appelle communément aujourd'hui l'«idée européenne» se sont rangés en deux catégories : les uns préconisant une coopération et une coordination de la politique des Etats européens sans exiger de ceux-ci des abandons de souveraineté, les autres demandant une fédération de l'Europe.
Le plan «Briand» de 1930 offre un exemple de la première méthode : en fait, les propositions présentées au nom du gouvernement français, telles qu'elles étaient formulées dans un mémorandum sur «l'organisation d'un système d'Union fédérale européenne» ne tendaient pas à autre chose qu'à la création d'une section européenne de la Société des Nations, groupant des Membres unis par des liens sensiblement plus étroits. Les efforts du comte Richard Coudenhove-Kalergi fournissent un exemple remarquable de la seconde méthode. Pendant et après la Deuxième Guerre mondiale, l'idée européenne se fortifia considérablement et vit s'accroître le nombre et l'autorité de ses partisans.
A deux reprises au cours de la guerre, Winston Churchill exprima publiquement sa conviction que l'Europe, une fois les hostilités terminées, devait s'unir, et il parla un jour expressément d'un Conseil de l'Europe. Le 19 septembre 1946, dans son fameux discours de Zurich, il demandait qu'un terme soit mis à la querelle entre la France et l'Allemagne et que les deux pays, rapprochés en une alliance sincère, forment le noyaux d'une sorte d'« Etats-Unis d'Europe ». Il devait écrire plus tard: « Le conseil que j'adresse à l'Europe peut tenir en deux mots : Unissez-vous ! »
Ces paroles trouvèrent un accueil enthousiaste auprès d'une large partie de l'audience. Aussitôt la guerre terminée, il se créa un grand nombre de mouvements et d'organismes privés ayant pour but de promouvoir l'idée d'une Europe unie et qui, dans certains cas, éveillaient l'intérêt de très larges couches de la population. En 1947, ces différents groupements décidèrent de coordonner leurs activités et d'accroître leur efficacité en créant de concert un mouvement central, qui devint le «Mouvement Européen».
Une étape importante devait être franchie en 1948. En mai, un congrès se tint à La Haye en vue d'examiner et de formuler des propositions visant la création d’un organisme qui représenterait l'Europe démocratique. Ce congrès, qui réunit 800 personnes parmi lesquelles figuraient des ministres, des parlementaires, des syndicalistes, des artistes, des journalistes, des économistes et des représentants des professions libérales, se déclara partisan de la création d'une assemblée européenne et préconisa différentes mesures tendant à harmoniser la politique des Etats européens du point de vue économique, social et politique, le tout reposant sur la reconnaissance commune des droits de l'Homme.
A la même époque, l’idée de la création d’un organisme européen avait été reprise par les puissances signataires du Traité de Bruxelles auxquelles M.Paul-Henri Spaak, alors Premier Ministre de Belgique, s’était, chargé de communiquer les résolutions adoptées par le Congrès de La Haye. Après quelques mois de négociations entre les gouvernements sur le point de savoir si cet organisme aurait un caractère exclusivement intergouvernemental ou serait plus conforme aux idées défendues par le Mouvement Européen, une Conférence des Ambassadeurs présenta un plan tendant à la création d’une organisation européenne d’un type nouveau, dans laquelle l’organe ministériel classique aurait pour contrepartie une assemblée parlementaire.
Le 5 mai 1949, les cinq gouvernements signataires du Traité de Bruxelles (1948 : Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas et Royaume-Uni) et les gouvernements du Danemark, de la Norvège, de la Suède, de l’Irlande et de l’Italie signèrent à Londres le Statut d’un nouvel organisme, le Conseil de l'Europe.
|